« L’audace, pour quoi faire ?
La véritable liberté consiste à « vivre dans la vérité », affirmait Vaclav Havel, dissident puis Président de la République tchèque, dans son plus beau livre, « Le Pouvoir des sans-pouvoirs ». Dans la Tchécoslovaquie des années 1970, il avait compris que le pouvoir totalitaire s’impose moins par la violence que par l’adhésion collective à une mise en scène. On consent à des clowns. Chacun accepte des petits rituels de conformité : se taire face à des propos stupides, applaudir avec les autres, s’arranger avec ses convictions. Ces lâchetés ordinaires installent la tyrannie, tout en déviant l’individu de son être profond. « Ballotté, manipulé, automatisé, l’homme perd peu à peu la notion de son être », écrivait Havel.
L’audace commence par ce geste : arrêter de jouer. Mettre fin aux faux-semblants. Elle engage un questionnement intime : jusqu’où suis-je prêt à répondre de ce que j’accepte ? On la retrouve chez les grands dissidents, mais aussi, plus discrètement, chez des gens ordinaires ; dans la sphère publique comme privée. […] De telles insurrections supposent une double disposition intérieure : une intégrité, une fidélité à soi, en même temps qu’un sens des responsabilités à l’égard d’autrui. Elles sont arrimées à des valeurs.
Derrière un seul mot, il y a […] deux attitudes radicalement opposées. Là où l’audace néolibérale exhorte à « bouger pour bouger », l’audace responsable invite au contraire à savoir s’arrêter. Car parfois, nous en savons déjà trop pour continuer. Cette attitude s’apparente à la parrhêsia analysée par Michel Foucault, le courage de la vérité. Exigeante, elle oblige à regarder les zones d’ombre de notre vie, là où le mensonge est devenu banal, fonctionnel. Se demander si nous sommes clairs avec nous-mêmes, c’est peut-être le premier pas vers la liberté. »
Extrait de l’édito du numéro de Février 2026 n°385 de Sciences Humaines (par Héloïse Lhérété).
Cela fait deux ans que je n’ai rien publié sur ce blog
Comme je le mentionnais récemment sur LinkedIn, une longue pause dans les publications est souvent perçue négativement : « Il ne fait plus rien, il n’a plus besoin de communiquer », « Il doit avoir des soucis… »
En réalité, c’est souvent tout simplement une question de temps. Et ne plus avoir le temps d’écrire, c’est aussi souvent le signe qu’on est… très occupé. Ce qui, professionnellement, est plutôt bon signe.
Écrire, mais autrement
Paradoxalement, j’écris toujours beaucoup… mais surtout pour moi. La plupart du temps, ce ne sont pas des sujets destinés à être publiés. Et la forme est loin d’être soignée. Je le fais depuis longtemps comme outil d’aide à la décision. Il m’arrive même d’écrire des e-mails sans jamais les envoyer. Une façon personnelle d’appliquer le fameux conseil : « Tourne 7 fois ta langue dans ta bouche avant de parler. »
Ces écrits existent, enregistrés en lieu(x) sûr(s). Certains sont assez « croustillants » et servent parfois de mémoire, comme un journal intime. Une pratique de « knowledge management » personnel, pour conserver la mémoire quand d’autres peuvent l’oublier.
C’est d’ailleurs bien utile quand on cherche à faire le point sur une période de sa vie… et passer à autre chose.
Pourquoi publier maintenant ?
Tenir un blog, c’est bien sûr partager avec les autres, si possible des choses intéressantes, mais c’est aussi (et surtout) une démarche égoïste. On écrit d’abord pour soi !
Alors pourquoi publier cet article aujourd’hui, au lieu de le garder pour moi comme d’habitude ?
Parce que le passage de 2025 à 2026 a marqué un vrai tournant. J’ai ressenti le besoin de le faire et de le partager. Voilà, en vrac, quelques raisons :
- j’ai passé le cap des 50 ans (ça ne change rien… mais ça secoue un peu quand même);
- Conseil POM fête ses 20 ans d’activité en 2026;
- lancement et consolidation de deux activités professionnelles;
- fin de mon mandat comme élu local, début d’un engagement pour Le Souvenir Français;
- prise de conscience (enfin !) qu’il fallait s’éloigner des personnes toxiques;
- arrêt de participation dans des groupes de covers;
- et peut-être le plus gros changement 😅 : passage des pédales guitare analogiques à la simulation numérique !
Je reviendrai plus en détail sur certains de ces points ci-dessous. À vous de voir si ça vous parle mais si vous êtes encore en train de lire cette phrase, c’est sans doute que vous êtes au moins un peu curieux.
P***** 50 ans !
Je n’ai jamais accordé beaucoup d’importance à l’âge si ce n’est, plus jeune et comme beaucoup d’autres, de vouloir parfois être plus âgé.
Ce qui m’a toujours semblé essentiel, c’est l’âge qu’on a dans la tête et surtout la volonté de progresser. Pour soi d’abord, et aussi pour influencer positivement ceux qui nous entourent.
On peut être :
- un vieux toujours très con,
- un jeune con qui le restera… ou qui changera,
- ou encore quelqu’un qui devient con avec l’âge (j’espère ne pas en faire partie, même si on est toujours le con de quelqu’un d’autre),
- Etc.
Le corps finit par rappeler l’âge
Je sais que je ne dis rien de neuf… mais à un moment, la biologie vous rattrape.
J’ai bien refait un peu de skate ces dix dernières années (il n’a pas supporté l’expérience) mais il y a toujours cette petite voix dans la tête qui vous dit : « Si tu tombes, ce ne sera pas comme à 14 ans. »
Autre exemple : pour le Nouvel An, à Paris, sur la patinoire du Grand Palais. Convaincu quelques minutes avant de chausser les patins que j’allais faire un tour « à l’aise »… Mais au bout de quelques mètres et 4 ou 5 tentatives pour rester debout, un coup vers l’avant, un autre vers l’arrière, tout en me bloquant le dos, j’ai compris que ce n’était plus pour moi !

Non, vous ne verrez pas de photo de moi sur les patins… mais profitez de cette Tour Eiffel miniature dans le Grand Palais.
Bref, voilà 50 ans quoi ! A cela s’ajoute la vue qui baisse de près d’un coup, comme si c’était programmé génétiquement cette année. Donc ça y est, un nouveau cap, il va falloir mieux prendre soin de soi et privilégier les choses importantes. La Nature est bien faite finalement 😅.

2026 marque aussi les 50 ans du punk.
Et là, petit choc générationnel. Quand j’écoute un des premiers albums de The Cure, par exemple « 17 Seconds », sorti il y a déjà 46 ans, je le trouve encore très actuel, presque moderne. Et pourtant… Cette musique est plus vieille (de 5 à 10 ans) que celle que mes parents auraient pu écouter quand eux avaient 50 ans en mettant les Beatles ou les Rolling Stones. Eh bien je vous le dis : ça fait un coup…

Copyright Polydor/Fiction
20 ans de Conseil POM… et consolidation de Intelligences Formations
Quand on est occupé, le temps file vite. Très vite. Trop vite.
Je me revois encore, au Centre de Formalité des Entreprises à la CCI de Nice, en train d’immatriculer ma toute première société : Conseil POM.
Depuis, j’ai travaillé sans compter. Week-ends, vacances, nuits blanches, journées sans sortir, scotché à l’ordinateur… Le rythme était (et reste encore souvent) intense. C’est une vraie fierté d’avoir créé une entreprise et surtout de l’avoir gardée en activité sans avoir eu dans mon entourage proche de « culture d’entreprise » (ce n’est pas du tout une critique, juste un fait). On ne vous apprend pas ça non plus à l’école, ce qui est dommage, tous les gamins qui sortent du collège devraient 1- savoir chercher correctement sur le web, 2- savoir distinguer les fake news par le développement de leur pensée critique, 3- savoir ce qu’est une entreprise et comment la gérer si on souhaite se mettre à son compte.
Bref, il a fallu tout apprendre seul, en changeant d’orientation après 9 ans d’études post-bac (Doctorat en biochimie), puis encore 2 années de mastère spécialisé. Un parcours non linéaire mais où chaque connaissance a enrichi la suite.
Je ne vais pas dérouler tout mon parcours ici mais j’ai atteint un niveau dans mon métier dont je n’ai pas à rougir. [mode fierté : ON] J’ai et ai eu en effet la chance d’intervenir dans des lieux prestigieux, dans mon domaine, depuis plusieurs années [mode fierté : OFF].
Une spécialisation dans la formation OSINT
Depuis environ 12 ans, Conseil POM s’est spécialisée dans la formation à la veille stratégique / OSINT (Open Source Intelligence, Renseignement d’Origine Source Ouverte, si on veut faire plaisir à nos Académiciens). Pourquoi ? Parce que le conseil, tel que je le pratiquais, demandait une disponibilité incompatible avec un mandat électoral local (voir plus bas). Je ne dis pas que la formation est de tout repos. C’est une activité chronophage et énergivore, surtout avec les contraintes Qualiopi, qui ont littéralement triplé, voire plus, mon temps administratif. Mais au moins, j’ai repris la main sur mon agenda. Et ça change tout.

Page d’accueil de Conseil POM célébrant cette année les 20 ans d’existence.
Et maintenant ?
Maintenant que je me suis libéré de certaines contraintes, l’activité de conseil peut enfin reprendre. Mais cette fois, pas tout seul. Ce nouveau départ se fait avec mon collègue et ami Christophe, au sein de Intelligences Formations. La société démarre progressivement, avec l’objectif de poser des bases solides pour durer. Pas de précipitation, mais une construction réfléchie. Il faut dire que la période Covid (et ce qui a suivi) n’a pas été tendre avec les entreprises et encore moins avec les structures en création. Tout cela demande du temps, beaucoup d’énergie et une bonne dose de résilience.

Page d’accueil de Intelligences Formations
Nouveauté 2025 : partenariat avec CriseBox
Dans les nouveautés 2025 pour Intelligences Formations, il y en a une qui sort du lot : nous nous sommes associés à CriseBox, un outil que nous trouvons particulièrement prometteur. CriseBox aide à gérer les situations de crise, y compris lorsque l’informatique vous lâche (ce qui, en soi, est déjà une crise.)
Nous participons activement au développement du produit, tout en renforçant notre position sur deux axes :
- la formation à la gestion de crise,
- l’animation d’ateliers de simulation, pour les entreprises et les collectivités.
Un partenariat à impact fort dans un domaine plus que jamais d’actualité.

Quelques photos sur le Stand Crisebox en novembre 2025 au salon des Maires. J’ai pu intervenir en tant que grand témoin lors d’une conférence sur la gestion de crise dans les collectivités territoriales.
Ainsi pour celles et ceux qui ont bien suivi, je fais désormais surtout de la formation avec Conseil POM… et du conseil avec Intelligences Formations (mais l’un n’empêche pas l’autre) ! Logique 😅!
Les autres activités professionnelles
Je passe rapidement sur mes interventions dans les Grandes Écoles, Universités et Instituts dont l’Institut des Hautes Études du Ministère de l’Intérieur (où j’interviens régulièrement) ou encore l’Académie Militaire de la Gendarmerie Nationale (j’y étais pas plus tard que la semaine dernière) pour vous parler d’une nouvelle mission qui me tient à cœur (comme les autres ceci dit). Pourquoi ? Parce que je crois au projet et aussi parce que c’est un vrai défi, dans un domaine totalement nouveau pour moi.
Il y a quelques mois, un très bon ami (musicien par ailleurs), installé dans le Ch’Nord, me contacte. Après 15 ans dans une marque réputée de chapellerie et bonneterie, il créé sa propre marque : Hurlevent 8 (« 8 » pour l’infini mais prononcer « eight ») et a déjà un bon réseau dans le Nord de la France avec une gamme orientée hiver. Mais pour développer la marque et en particulier dans le Sud-Est (le catalogue a aussi une très belle collection été… je vous invite à consulter le site web), il cherchait quelqu’un pour aider son équipe. Au début, j’étais réticent, faute de temps. Mais avec la fin de mon mandat d’élu, les planètes se sont alignées. J’ai accepté, en y voyant une occasion parfaite de mettre en pratique concrète mon expertise en intelligence économique. Je vous en reparlerai bientôt, notamment pour présenter la collection, actuellement vendue uniquement en B2B mais une offre B2C est en préparation… Si des articles vous intéressent néanmoins dès maintenant dans le catalogue (il y a de superbes casquettes et des chapeaux en paille notamment pour l’été), contactez-moi, je vous donnerai les tarifs pour les particuliers et vous pourrez passer commande.

Extrait du site web de Hurlevent 8 et son catalogue
Fin de mon mandat électoral local
C’est le gros morceau de ce bilan personnel car ce mandat a conditionné presque 12 ans de ma vie, celle de ma famille et des activités qui allaient avec.
Pourquoi je me suis engagé
Quand on donne des cours à la fac ou dans les Grandes Écoles, ce n’est pas pour l’argent. Le salaire est faible, les interventions demandent du temps de préparation, d’examens, de corrections… et pendant ce temps-là, on ne fait rien d’autre qui rapporte plus. De mon côté, je continue à le faire parce que je veux rendre à la collectivité ce qu’elle m’a donné. J’ai eu la chance de faire de longues études, financées en grande partie par ma famille (qui a fait des sacrifices pour ça) et par l’État. L’Ecole et le Lycée gratuits, l’Université à coût réduit… tout cela coûte en fait très cher en argent public (intervenants, agents, services, entretien, etc.) J’ai ainsi l’impression de rembourser un peu ce qu’on m’a donné.
Mon engagement municipal
Lorsque j’ai accepté de m’engager en 2014, c’était par conviction mais aussi en partant du même principe que pour les interventions ci-dessus. J’avais refusé un très beau poste en CDI à Paris pour revenir dans mon village d’enfance où j’ai grandi, dans une école où tout le monde se connaît. J’ai proposé mon aide au maire de l’époque, Alain P., qui m’a confié des délégations à l’aménagement du territoire, à l’urbanisme… et en Intelligence Économique (IE), une première en France à ma connaissance (et une dernière aussi, très probablement… il faudrait peut-être le citer sur la page IE de wikipédia😉).
Le PLU (Plan Local d’Urbanisme) était déjà en place et reflétait la volonté de l’équipe précédente mais j’ai accepté bien volontiers de prendre la charge afin de le faire appliquer et le modifier ou réviser partiellement plusieurs fois pour l’adapter aux changements législatifs au niveau national ou aux contraintes locales. En tout, sur ce 1er mandat avec cette délégation, j’ai porté :
- 6 modifications simplifiées,
- 4 modifications majeures (dont une fin 2020 mais qui avait été initiée avant que je ne change de délégation),
- 1 révision allégée.
Soit 11 procédures sur les 17 (dont 2 non encore finalisées) depuis sa création.
Ma mission principale à ce moment là a été avec le service et l’équipe de protéger la commune contre la sur-urbanisation, en contrôlant son développement pour éviter l’augmentation des dépenses annexes (écoles, routes, parkings, eau etc.) et d’autres problématiques comme l’accès aux soins, la sécurité ou la pollution. Parallèlement, nous avons veillé à ce que les personnes en situation précaire puissent accéder à un logement digne, via la construction de nouveaux appartements répondant aux dernières normes en matière d’environnement et d’accessibilité.
Un des défis majeurs dès 2014 a été de trouver des solutions réglementaires après la loi ALUR pour que les terrains constructibles conservent cette possibilité sans pour autant faire exploser les constructions et l’imperméabilisation, avec toutes les contraintes que cela entraine, alors que n’existaient plus de COS et de surface minimale de constructibilité. Mais également pour conserver le plus possible le charme de la commune dans laquelle nous avions souhaité revenir vivre… Enfin sans jamais l’avoir vraiment quitté car en 11 ans d’études après le Bac, j’étais dans la famille aux Arcs au moins un week-end sur deux et la quasi-totalité des vacances. Et j’ai toujours voté aux Arcs…
Travail d’équipe
Les missions qui m’étaient confiées dans ce premier mandat (2014-2020) n’auraient pas été possibles sans une équipe solide mais surtout sans un Maire doté d’une grande expérience de management, capable de discuter intelligemment avec les porteurs de projets pour trouver des solutions équilibrées. Par exemple, alors que le stationnement devenait difficile en centre‑ville à cause des nouveaux logements, c’est grâce à l’anticipation du Maire de l’époque que nous avons récupéré, pour un coût symbolique, un grand terrain initialement destiné à être construit mais pour y faire à la place un parking public et gratuit. Et je n’ai (comme les autres élus d’ailleurs) joué aucun rôle là dedans. Je le précise car bien qu’étant à l’urbanisme et à l’aménagement du territoire, j’ai certes fait beaucoup de choses mais ne souhaite bien évidemment pas m’attribuer des mérites qui ne me reviennent pas.
Le rôle d’un élu (justement) et la démocratie
Cet engagement a demandé une nouvelle fois beaucoup d’énergie dès le début afin de me familiariser avec l’urbanisme, que je ne connaissais pas vraiment (quelques cours de droit de l’urbanisme en ligne via le CAVEJ à la Sorbonne, tout au plus). Mais c’est comme ça que fonctionne notre système démocratique : des gens sont élus pour donner une vision et faire l’interface avec les administrés; et même si ce sont les agents qui ont à savoir et qui mènent les dossiers afin de permettre à n’importe quel élu qui n’a aucune compétence dans un domaine d’exercer pleinement ses délégations, il faut quand même rapidement se mettre dans le bain.
Ainsi être élu ne signifie pas forcément être expert dans sa délégation et heureusement ! Notre démocratie permet à n’importe quelle personne motivée, disponible, honnête et dotée d’un minimum de sens commun d’être élue et d’apprendre en marchant. Ce système ne doit pas être confondu avec un recrutement professionnel basé sur un CV ou un pedigree, ce serait un déni de démocratie. Mais il faut évidemment bosser une fois qu’on y est, ça ne se fait pas tout seul… et c’est ce que j’ai fait en prenant des cours, achetant des livres, etc. en passant donc beaucoup de temps à faire ça au détriment du reste.
Évolution du mandat et responsabilités
En 2019, alors que Nathalie G. échangeait sa place de 1er adjointe avec celle de Maire sur la proposition de ce dernier, un an avant les élections, je l’ai soutenue dès le départ et ai fait partie des premiers à féliciter sa candidature pour 2020, motivant même certains de l’équipe et affirmant ouvertement que la seule personne avec qui j’accepterai de continuer, ce serait « elle ». Elle m’a proposé d’être son 1er adjoint, ce que j’ai accepté à condition d’ajuster mes délégations pour conserver celles en lien avec l’aménagement du territoire seulement, pour une meilleure maitrise de l’organisation entre la charge que j’imaginais être celle de 1er adjoint et le reste des activités (l’urbanisme demande une réactivité au quotidien, notamment à cause des délais légaux et des conditions de travail souvent en flux tendus).
En 2020, j’ai consacré énormément d’énergie à la campagne électorale municipale : création et gestion du site web, page facebook, contenus et modération, prise et publication des photos & vidéos, organisation des réunions, des distributions des tracts, réalisation des dossiers de dépôt des candidatures,… tout en étant présent à la permanence de campagne, en continuant mes responsabilités municipales et bien évidemment professionnelles et personnelles. Un moment pas facile, avec la Covid-19, le confinement en plein milieu et son lot d’âneries à surveiller et modérer sur les réseaux sociaux.
En 2021, j’ai été à la demande du Maire le Directeur de campagne de son équipe pour les élections départementales avec en plus la charge de Trésorier,… et rebelote pour le site web, la page facebook, les photos, les vidéos, etc. tout en continuant à travailler et à assurer le rôle de 1er adjoint, qui n’était pas des moindre à ce moment là. Durant cette période, les missions me concernant étaient le gros chantier de labellisation ISO 26000 de la commune, qui a servi de squelette et de phare à toutes les actions de la commune, en nageant parfois à contre courant, ainsi que l’élaboration d’un protocole de temps de travail (application des 35 h) conciliant contraintes légales et habitudes bien ancrées des agents depuis des décennies pour certains. Mais il y avait aussi bien d’autres dossiers à cette époque et d’autres qui ont suivi me concernant, avec la fierté de les avoir tous bien fait, tant que j’étais autorisé à y contribuer en tout cas (création et gestion du Conseil Municipal des Jeunes, participation à la création de la Régie Agricole Municipale, Maitre de Cérémonie, etc.).
La fin du 2e mandat
Progressivement, la situation s’est dégradée sous l’effet de ce que j’appellerai le « facteur humain ». Sans entrer dans les détails (seules les personnes concernées comme mes proches le savent, pour avoir subi la situation), j’ai essayé jusqu’au bout de jouer mon rôle de conseil, de relais des doléances (concitoyens et élus… oui, les élus passent aussi leur temps à râler 😅!) et d’accompagnement, que l’on m’écoute ou non, le rôle étant alors joué petit à petit par d’autres personnes vraisemblablement bien plus en phase avec ce qu’on voulait entendre.
Vers la fin, des propos, y compris en présence de public, ont remis en cause mon travail d’élu, mes activités professionnelles, mes motivations, mes valeurs et mon intégrité personnelle… relayés parfois par des « collègues » élus pour des intérêts que je qualifierai de « personnels », par manque d’intelligence voire problème d’égo (les uns n’excluant pas les autres). Si je pensais que cela ferait beaucoup rigoler les gens qui me connaissent et ridiculiserait ceux qui les propageaient, quand ces histoires ont atteint des membres de ma famille, certains ont tout de même été très peinés devant autant de méchanceté. Cela m’a ainsi convaincu qu’il fallait m’éloigner de cette malveillance, quitte à tourner la page d’une activité qui me passionnait, et de le faire le plus rapidement possible, sans attendre passivement la fin du mandat afin de toucher des indemnités que je ne méritais plus, ne pouvant plus agir concrètement pour la commune. Certains arrivent à le faire mais ce n’est pas le genre de la maison, me concernant.
Ce départ était néanmoins devenu d’autant plus facile que j’étais de moins en moins d’accord avec certaines décisions majeures qui pour moi ne respectaient pas nos engagements. C’est d’ailleurs suite à mon opposition en interne sur une décision que le Maire souhaitait prendre ainsi que la quasi-totalité de l’équipe, décision qui n’a finalement pas été prise (pour le moment) et heureusement pour elle car s’en félicite maintenant, que la mise au placard a commencé.
Pourquoi ce bilan aujourd’hui ?
Je croise des administrés qui ne comprennent toujours pas mon départ de l’équipe ou pourquoi je ne me présente pas aux élections (ça n’a jamais été mon intention et l’ai dit très tôt dans la mandature aux personnes qui avaient à le savoir). Je n’ai en effet pas commenté mon départ sur le web à chaud pour ne pas envenimer les choses, malgré les rumeurs, même si ne pas intervenir paraît toujours un peu suspect.
Ainsi, pour celles et ceux que cela intéresserait, vous pouvez maintenant lire la version officielle du PV du Conseil Municipal durant lequel j’ai demandé à quitter mes fonctions d’adjoint. Vous y trouverez aussi les mots du Maire à propos de mon engagement pour la collectivité pendant presque 12 ans (je vous rassure, c’est très rapide à lire) ainsi que ceux de l’opposition.
Je ne peux pas vous donner le lien direct vers ce document (*) et vous insère donc des captures mais il devrait être disponible sur demande à l’accueil de la Mairie; ce qui est légalement obligatoire au risque faire tomber toutes les décisions prises… y compris mon départ et l’élection des 2 autres adjoints qui en a découlé (ce qui est très flatteur pour moi) lors du conseil suivant,… avouez que ce serait drôle.
* La mairie ne l’a étonnement pas encore mis en ligne alors que 3 Conseils Municipaux ont eu lieu depuis et que les PV/CR sont toujours validés au conseil suivant donc mis en ligne rapidement. Certes, aucune obligation de le faire tant que les PV/CR sont consultables à l’accueil mais c’est surprenant de ne pas l’avoir fait quand on a donné l’habitude aux Arcois de consulter les comptes-rendus de cette manière.
À propos des réactions lors de mon départ
Je ne suis pas du tout en attente de ce type de manifestation mais vous pourrez constater que officiellement, il n’y a eu aucune reconnaissance publique de la majorité pour l’énergie investie et le temps que j’ai passé pour la collectivité (voir ci-dessous), ce qui parait relativement surprenant quand on pense que même le départ d’un élu d’opposition suscite généralement a minima un mot de gratitude du Maire dans n’importe quelle commune.
L’opposition, elle, a eu un mot de reconnaissance pour mon travail, ce qui a éclairé certaines choses et, vous vous en doutez, conforté si c’était nécessaire mon choix de partir. Je remercie à mon tour toutes celles et ceux de la majorité qui m’ont soutenu en privé. Je ne leur en veux pas de ne pas l’avoir fait publiquement et en comprends très bien les raisons pour certains.
Merci de noter une coquille dans le déroulé puisque j’ai lu mon texte avant le vote et non après. Cela a son importance car pour ne pas mettre mal à l’aise mes collègues, le vote étant à main levée, je leur ai demandé de voter pour mon exclusion et ai indiqué que je ferai de même.
Dans les échanges, vous verrez qu’il est question d’une autre lettre, que j’avais adressée à Mme le maire avec comme mention « Chère Nathalie », qui a été lue tronquée et à charge contre moi d’après les témoins en réunion d’élus, sans ma présence pour me défendre. Celle-ci est très probablement plus explicite et détaillée sur mon départ mais ce n’est pas une raison pour la diffuser ici car je respecte le processus démocratique et ne souhaite pas influencer l’élection.






Copyright : compte-rendu public du Conseil Municipal du 29 septembre 2025 de la ville des Arcs. Prochainement disponible en ligne sur le site de la commune… (à noter une autre petite coquille dans le compte-rendu, lors de ma dernière phrase je n’ai pas seulement dit « Je veux voir les gens qui ont les mains en l’air », j’ai ajouté « … afin de vous regarder dans les yeux et de graver l’image dans ma mémoire ». Cela n’a strictement aucune importance pour personne mais comme ce sont les derniers mots que j’aurais prononcé en Conseil Municipal, cela en a pour moi.)
Pour clore définitivement ce chapitre
11,5 ans (soyons précis) en mairie, c’est aussi 11,5 ans de temps non passé avec mes proches. Des matchs de tennis avec mes enfants, des séances de ciné, des sorties à la plage, des balades, des soirées jeux vidéo ou séries, des parties de jeux de société, parfois même des repas… Des choses simples, précieuses, que beaucoup partagent en famille mais qui, pour nous, n’ont souvent pas eu lieu.
Ce sont aussi des soirées et week-ends à rattraper le temps perdu en journée, à travailler pour compenser. Des vacances annulées ou raccourcies, des contrats professionnels manqués, des formations décalées, tout ça pour faire passer la Mairie avant le travail. Personne ne m’y a forcé. C’est un choix assumé, par moi et ma famille. Un engagement pleinement consenti, au nom du respect de la parole donnée, auprès de ceux qui nous ont élus.
Je n’ai aucun regret, si ce n’est la manière dont ça s’est terminé. Mais je tenais à rappeler ce que représente réellement un engagement de ce type, pour soi comme pour son entourage.
L’investissement en chiffres
Justement, pour illustrer ce que ça représente, j’ai eu la curiosité, il y a quelques mois (avouons-le, surtout pour tester les capacités de l’IA à faire ce genre de tâche facilement), de compter les heures passées en rendez-vous municipaux sur mes deux mandats.
Pas du tout pour me plaindre. Plutôt pour donner un repère concret à ceux qui n’ont jamais été élus et qui ignorent peut-être ce que cela implique, peu importe votre vie personnelle ou professionnelle.
Évidemment, cela ne reflète qu’une partie de la charge réelle. Car il faut ajouter :
- la charge mentale : le cerveau ne s’arrête jamais, on refait la journée tout en préparant celle de demain,
- le stress (notamment en cas de crise : incendies, inondations…),
- les tensions internes (entre élus, agents, administrés),
- les réclamations des habitants (souvent légitimes mais difficiles à encaisser, surtout quand on n’est pas responsable),
- les réseaux sociaux : commentaires stupides ou malveillants, souvent partagés sans même savoir qu’ils sont à côté de la plaque (et même quand on n’y va pas, il y a toujours quelqu’un pour vous envoyer une capture d’écran.)
Petite précision concernant la charge réelle de « travail » : une équipe municipale dans une commune comme la notre tourne réellement à 7 ou 8 personnes engagées, disons 9 maximum pour être très généreux, souvent les adjoints (certains conseillers s’investissent réellement, plus que d’autres adjoints… attention, je ne parle pas de ceux qui brassent du vent en passant des heures presque tous les jours à « discuter » dans les bureaux municipaux sans y être utiles 😅, en paralysant le travail des agents qui n’osent rien leur dire et créant des tensions réelles). Les autres élus sont surtout des… conseillers, comme leur titre l’indique. Ce n’est pas du tout une insulte, bien au contraire, c’est juste leur fonction et c’est comme ça dans toutes les communes. Sur certaines comme la nôtre, tous les conseillers reçoivent des délégations techniques pour justifier légalement une indemnisation et peut-être aussi qu’ils évitent qu’ils se découragent et partent en cours de route, ce qui serait du plus mauvais effet. Mais ils ne sont pas vraiment en charge opérationnellement. Venir à 3 ou 4 réunions par mois et le faire régulièrement, c’est déjà beaucoup je vous assure et suis sincère en le disant… certains ne le font même pas, tout en continuant à toucher leurs indemnités, créant là encore des tensions auprès de ceux qui, eux, continuent à être très investis. Enfin, c’est comme ça que ça marche dans certaines équipes pour continuer à motiver les troupes, les plus investis ravalant leur salive dans l’intérêt de l’équipe, c’est un choix de management comme un autre. Tout ça pour dire que les choses devant avancer, on en fait bien souvent un peu plus que ce qu’on devrait faire car ce n’est pas vrai qu’il y autant d’élus pour s’en charger que ce qu’il y a d’élus avec délégations.
Ce que disent les chiffres
Les chiffres suivants ne comptent :
- ni tous les événements municipaux (souvent marqués dans mon agenda personnel car faits en famille),
- ni les cérémonies patriotiques,
- ni les réunions à l’agglomération (j’étais et suis encore pour quelques semaines conseiller communautaire),
- ni les 2 campagnes des élections (2020 et 2021),
- ni le travail à la maison,
- ni les débordements de réunions (très… très… nombreux, même si sur la fin, j’avoue comme d’autres avoir préféré quitter les réunions à l’heure qui était prévue mais qui s’éternisaient afin de m’occuper de choses plus importantes comme mes enfants par exemple).
Ils ne concernent que les RDV bloqués dans mon agenda « Mairie » et « Urbanisme » et normalement que ceux honorés (les RDV « annulés », « peut-être » ou « absent » ne sont pas comptés). Et encore : je n’ai pas compté l’agenda Outlook de la mairie, plus fourni (je reportais manuellement les RDV de cet agenda vers les 2 autres sur Google Calendar qui ont servi à cette analyse afin de les partager facilement avec la famille et qu’ils connaissent mes in/disponibilités).
En tout, sur 11,5 ans :
- 9 439,58 heures de RDV et réunions
- 4 861 RDV (hors journées entières bloquées)
Répartition :
- Urbanisme (1er mandat) : 3 312,08 h
- Autres réunions Mairie (1er + 2e mandat) : 6 127,50 h
Moyennes :
- Durée moyenne d’un RDV : 1,95 h
- Durée médiane : 1,5 h (autant de RDV de moins que de plus de 1h30)
- RDV par semaine : 8,88 (pour faire cette moyenne, juillet et août exclus, autres vacances incluses)
- Temps moyen hebdo passé en réunion : 17,25 h, soit presque 3 jours/semaine
Et encore une fois : cela ne prend pas en compte tout le travail en dehors de ces temps formels.
Ainsi, pour celles et ceux qui n’ont jamais été élus : gardez en tête que l’investissement est très réel, même en local. Et quand il est fait avec sincérité, il a un prix humain et personnel.

Petite analyse commentée : en 2014, la prise de fonction s’est faite en mars donc année pas complète. En 2015, beaucoup de temps en réunion, c’est la prise de fonction et le lancement des projets. 2016 à 2018 sont stables, c’est la vitesse de croisière. 2019, c’est la fin du 1er mandat. Dans les 6 derniers mois, on a moins de réunion et de RDV. Ceux-ci sont notamment remplacés par la préparation de la campagne, que je n’ai pas mis dans mon agenda sous la mention « Mairie » et « Urbanisme » donc non comptabilisés ici. En 2020, prise de fonction 1er adjoint avec beaucoup de réunion auxquelles on me demande d’assister, même passivement, pour écouter le Maire et être au courant des dossiers des fois que j’ai besoin de prendre la parole à sa place en cas de suppléance (ce qui est au final très peu arrivé, même en début de mandat). Le chiffre est semblable à ceux des années précédentes mais rappelons qu’ici il y avait la gestion de la Covid-19 (confinement) et de la campagne, 2 activités qui n’ont pas été de tout repos mais qui n’ont pas été comptabilisées dans l’analyse. En 2021, on reprend la vitesse de croisière, avec plus de RDV et réunions qu’au précédent mandat (car réunions sur mes délégations + celles avec le Maire où on me demande d’être présent). 2022 et 2023 sont équivalentes. 2024, moment où je suis rentré dans le placard, ça chute forcément un peu, jusqu’en 2025 où j’étais bien calé entre les balais et les serpillères puis mon arrêt en septembre.

La répartition par jour de la semaine. Le lundi, ce sont les réunions d’élus. Le samedi et le dimanche n’ont pas été épargnés.

J’ai aussi analysé la répartition des réunions et RDV selon leur heure de début et leur durée.
Exemple parlant : 1 331 heures ont été consacrées à des réunions commençant à 18h, ce qui donne une idée de l’impact sur la famille.
C’est l’un des trois temps forts identifiés :
- Le matin, autour de 9h, souvent juste après avoir déposé les enfants.
- L’après-midi, vers 14h.
- Le soir, à partir de 18h donc, un créneau très dense.
Il y a aussi eu quelques rendez-vous très matinaux, entre 6h et 7h, liées à des événements particuliers qui s’étalaient sur toute la matinée ou une bonne partie de la journée.
Mettre les chiffres en perspective
Bien sûr, le volume global est inférieur à celui d’un Maire, qui porte une responsabilité plus large et une charge plus lourde au quotidien. La différence étant que je n’étais pas Maire et, petite précision au passage, je ne dis pas et n’ai jamais dit que le Maire ne faisait rien ou n’était pas investi (j’ai même peut-être lâché en interne dans des discussions avec les élus que c’était le contraire, un Maire devant pour moi tenir compte des délégations qu’il donne et le faire réellement afin de conserver la confiance et la motivation).
Certains adjoints, plus disponibles que moi, ont peut-être fait davantage. D’autres, beaucoup moins. Mais ces chiffres donnent, je crois, une image assez juste de la réalité de l’engagement, du rythme, et des contraintes que cela représente.
Une conclusion simple pour une longue période… pas simple
J’ai donné. Je ne regrette rien. Mais je pense aussi qu’il faut savoir laisser la place.
Je souhaite bon courage à celles et ceux qui poursuivent, avec l’espoir qu’ils le feront de manière désintéressée, au service de la commune et surtout, pour eux, qu’ils appliquent les bons conseils donnés dans la citation en début d’article.
Investissement pour la mémoire avec « Le Souvenir Français »
Une fois mon temps libéré de l’engagement municipal, je l’ai naturellement réinvesti dans trois directions :
- Ma famille
- Mes activités professionnelles
- Et une nouvelle mission au service de la collectivité : la Présidence du comité des Arcs du Souvenir Français
Pourquoi cet engagement
Je suis convaincu que tout citoyen devrait être engagé, d’une manière ou d’une autre, dans une activité citoyenne. Peu importe laquelle, tant qu’elle sert l’intérêt commun. Cette mission, totalement bénévole (et même coûteuse personnellement), est aujourd’hui l’une des plus importantes à mes yeux.
La mémoire comme rempart
Dans un contexte où les extrêmes gagnent du terrain, il devient de plus en plus difficile de changer les mentalités des adultes. Mais je reste convaincu qu’il est encore possible d’agir auprès des plus jeunes.
Le vrai défi étant les messages diffusés sur le web et les réseaux sociaux, souvent manipulés par certains États qui ont tout intérêt à diviser et à favoriser le repli sur soi plutôt que l’unité.
On entend parfois que la guerre « n’est pas imminente » et que ceux qui alertent exagèrent. Mais cette nouvelle guerre a déjà commencé : celle de l’information et les dommages indirects (et directs) sont réellement conséquents (je ne parle même pas des attaques cyber qui paralysent des hôpitaux, des centres de collecte de sang, etc. mais juste ici, ne serait-ce que la manipulation des citoyens qui met des dingues au pouvoir).
À nous d’agir, d’éduquer, de transmettre, de rappeler. Et surtout, de ne jamais oublier les horreurs qu’ont engendré par manipulation, hier comme aujourd’hui, le rejet et la haine.

Copyright Var Matin / 29 mars 2025
J’ai l’impression aussi ainsi de modestement continuer la mission de mon grand-père maternel, qui nous a quitté il y a pile 10 ans, juste après avoir reçu la Légion d’Honneur pour ses actions durant la 2e guerre mondiale et son engagement pour la mémoire de soldats américains, en tant que Commander de l’American Legion pour le Sud-Est de la France.

Mon grand-père maternel, M. Anthony Di-Pietro, accompagné de son collègue le Dr German, qu’on ne présente plus. Ici le jour de sa remise de la Légion d’Honneur à la stèle du pont de la gare (désormais Pont Boyle), où depuis son décès en 2016 et jusqu’en 2024, la municipalité lui rendait hommage à l’occasion d’un dépôt de gerbe.
Pour voir les activités du comité en 2025, je vous invite à consulter la publication facebook ici.
N’hésitez pas à adhérer, cela nous aidera significativement dans nos missions… qui sont les vôtres aussi d’ailleurs 😉
Engagement dans la Réserve de la Gendarmerie
Mon engagement dans la réserve citoyenne de la Gendarmerie pour la Région Sud n’est pas lié à une date symbolique en 2026, cela fera 8 ans cette année.
En 2025, j’ai tout de même entamé une nouvelle mission. J’ai en effet lancé et commencé à animer la page des Cadets de la Gendarmerie de la Région Sud. Je n’ai pas toujours le temps de relayer toutes les actions menées dans chaque département, elles sont nombreuses, mais la page reste un bon point d’accès pour partager des infos utiles et quelques temps forts dont certains avec le Souvenir Français d’ailleurs.
J’ai également intégré la réserve cyber, ce qui m’a permis de participer à des exercices d’attaque grandeur nature, des expériences passionnantes et très formatrices.
Last but not least : retour à la musique… mais autrement
Avec tout le temps consacré à la mairie, puis au travail, j’ai mis de côté ce qui reste ma passion profonde : la musique.
Je n’ai pas pu m’investir autant que je l’aurais voulu auprès de mes amis musiciens pour assurer la guitare dans les groupes de reprises. J’ai donc décidé, à regret, d’arrêter définitivement ce type d’engagement. Même si les morceaux joués ne correspondaient pas toujours à « toute la musique que j’aime », j’ai pris beaucoup de plaisir à préparer et jouer les concerts, notamment avec des musiciens et personnes formidables comme ceux de Tony & Co.
Je reste partant pour dépanner ponctuellement, si mon emploi du temps le permet, mais ce ne sera plus mon activité musicale principale.
Désormais, 99 % (à la louche) de mon énergie musicale est consacrée à la composition. Et comme je l’ai dit plus haut : 50 ans, ce n’est pas l’âge pour repousser encore… on ne va tout de même pas sortir le premier album de Forgotten Colors pour mes 60 ans !
Nous avons toujours du mal à synchroniser nos agendas, tous bien remplis, mais avons repris l’enregistrement des maquettes à distance et surtout bloqué un créneau hebdo pour se retrouver « en présentiel ». On a une bonne dizaine de titre déjà enregistrés et plus d’une quinzaine dans les cartons sous forme de démos, certains déjà bien travaillés mais qu’il faut qu’on grave dans le marbre. Ainsi, on espère que 2026 pourra aussi au moins marquer enfin le vrai départ scénique de Forgotten Colors. On a vraiment hâte de vous faire écouter tout ça en live.

Concert au Théâtre de la Mer à St Maxime devant 500 à 600 personnes (à un moment, on arrête de compter). E. Macron m’avait prêté ses lunettes. Je fais la tête quand je joue car c’est ça l’attitude Rock’n’Roll.
Matos & révolution numérique : le déclic à 50 ans
Longtemps, j’ai résisté… En matière de guitare, j’ai toujours été un peu « à l’ancienne » (enfin, je parle de l’époque transistors), surtout côté amplis. Pas de lampes : trop lourds, trop fragiles, trop lents à chauffer, peu pratiques à transporter (surtout quand il faut attendre que ça refroidisse). Je jouais exclusivement sur transistor, principalement sur Roland Jazz Chorus (mon préféré même si lourd également) et parfois sur un Peavey Musician du début des années 80 (trop lourd). Seule exception : un petit Fender Champion 600 mais pas un vrai vintage, faut pas exagérer, mais pas assez puissant pour la scène.
Côté pédales : un mix d’analogique et un peu de numérique
Même si j’ai quelques Strymon numériques (parfaites pour les sons atmosphériques de type reverb ou delay), la majorité de mon pedalboard est constituée d’effets analogiques. Mais à force de m’enregistrer avec les oreilles en feu, j’ai craqué pour un Strymon Iridium, histoire de tester la simulation d’amplis, branchée directement sur la carte son, casque sur les oreilles. Résultat : bluffant. Le son est là, même en jouant tout doucement le soir. Malgré ça, j’ai continué à résister pour les concerts, trimballant mon bon vieux JC-120 de 30 kg ou le JC-77, moins lourd, en cas de fatigue ainsi que deux racks de pédales Boss…
Et puis, il y a eu les 50 ans. Les concerts se font plus rares mais même à un moment, j’en ai eu assez de tout transporter. J’ai exploré les autres solutions de simulation : notamment Kemper, réputé mais finalement un peu trop complexe à mon goût. Et puis Fender a sorti le Tone Master Pro… Une révélation totale :
- plus d’amplis que je n’en testerai jamais;
- plus de 100 effets modélisés (les plus connus);
- jamais eu besoin de regarder le manuel ou des tutoriels vidéos, y compris pour les réglages avancés (même feeling que pour des effets analogiques);
- possibilité d’intégrer si besoin mes pédales analogiques dans une boucle dédiée.
Je pensais que ça sonnerait froid ou synthétique, notamment pour les fuzz, les overdrives, les chorus, les reverbs à ressort… Eh bien non. Surprise totale : tout sonne comme les pédales d’origine, il faut avoir les oreilles de Bioman pour sentir la différence. Même le toucher est respecté. Pour certains effets (fuzz, compresseurs…), c’est en effet beaucoup le ressenti au jeu qui compte : attaque, réponse, sensation. Et là encore : impeccable.
Résultat ? Je reprends vraiment du plaisir à jouer, même lorsque je n’ai que 10 minutes devant moi. J’allume, je branche le casque ou le HP et c’est parti. Pour les répètes, tout tient dans un sac, je branche direct sur la table et « roulez jeunesse » (oui, c’est bien le truc qu’on peut commencer à dire à 50 ans).
Certains crieront au blasphème, j’en faisais partie il y a encore quelques mois. Je vais peut-être perdre quelques amis guitaristes mais ils peuvent venir tester à la maison. Et l’un n’empêche pas l’autre, alors pourquoi se priver ?
Entre ça et l’arrivée de l’IA générative accessible… j’ai franchement l’impression de jouer dans le futur (est-ce une bonne chose ?!)
Oups, j’oubliais le nouveau de la famille
La dernière décennie a vu aussi l’arrivée de Cooper dans la famille (3 ans maintenant… ça passe vite). Non pas qu’il soit « mini », le nom a en fait été choisi par mes enfants, qui ont bon goût en matière de série TV, en référence à l’excellent Dale Cooper de Twin Peaks. Inutile d’en dire plus, le meilleur résumé est celui qu’en a fait notre vétérinaire en disant de lui que c’était « The King of Golden ». Rien à ajouter…

« Quand les touristes s’en vont, on aime bien retourner à la plage pour chercher des trésors… wouf »
Et la bonne année, dans tout ça ?
Au-delà de tout ce que vous venez de lire, il y a bien sûr la vie personnelle, avec ses hauts et ses bas. Et soyons honnête : 2026 n’a pas très bien commencé. J’ai présenté mes vœux via les sites et pages web de mes deux sociétés… mais à titre personnel, je n’ai pas eu le cœur de le faire. Alors, désolé à celles et ceux qui n’ont pas reçu le message ou le coup de fil habituel. On se rattrapera.
Pour celles et ceux qui sont arrivés jusqu’ici… Je vous souhaite malgré le retard le meilleur (pour les autres aussi… mais ils ne le sauront pas.)
Si je ne devais formuler qu’un seul vœu, en plus de la santé ce serait : savoir faire le tri entre ce qui compte vraiment et ce qui ne mérite pas qu’on s’y attarde. Éviter les combats stériles, se concentrer sur ceux qui nous aiment et méritent notre attention (je sais, c’est une porte ouverte. Mais parfois, c’est bon de le redire.)
Ce que 2025 m’a « appris » est qu’il n’est jamais trop tard pour faire le tri dans ses relations (nouvelle porte). Être plus disponible pour ceux qui comptent et réciproquement. Il y a tellement de gens bien dans ce monde que ce serait dommage de gaspiller du temps avec ceux qui ne le méritent pas (je crois que c’est un acteur qui a dit un truc comme ça… Mais bon, ce n’est pas parce qu’on est payé des millions pour jouer dans un film qu’on a forcément le monopole des citations inspirantes.)
À dans 10 ans pour le prochain article, peut-être 😅. Je vous laisse, j’ai du boulot, un album à préparer et il faut utiliser les tickets de la piscine Jean Boiteux qu’on a acheté 😉
Prenez soin de vous.
Pom.