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dimanche 21 janvier 2007

Le houblon contre le rhume des foins

Il y avait longtemps que je n'avais pas posté de billet en rapport avec la biologie.
Voilà de quoi me rattraper avec une nouvelle assez "insolite" mêlant santé et innovation.

En effet, l'hôpital de la Croix-Rouge de Wakayama vient de rendre publiques les recherches engagées en partenariat avec les brasseries Sapporo au Japon sur le rôle anti-histaminique du flavonol, un flavonoïde produit par le houblon. L'histamine est responsable des crises d'allergies suite à sa libération "non contrôlée" par certaines cellules du système immunitaire, provocant notamment une vasodilatation des artères et une contraction des bronches.

Les études montrent une réduction de 30 à 50 % des symptômes suite à l'absorption d'une boisson enrichie en flavonol. Loin de moi l'idée d'inciter à consommer de l'alcool en publiant ce billet ... les quantités de flavonol nécessaires à l'obtention d'un effet devant surement, même si cela n'est pas précisé, être beaucoup plus importantes que celles contenues dans la bière.

Toujours est-il que les brasseries Sapporo ont déposé une demande de brevet pour cette innovation.

Source et Liens

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mercredi 23 août 2006

Intelligence économique, knowledge management et entreprises pharmaceutiques

Le secteur des biotechnologies est réellement impitoyable, encore plus pour les jeunes entreprises se lançant dans ce domaine. Il faut pour cela (liste non exhaustive) :

  • Déposer un brevet sur les résultats de ses recherches: 50% des lauréats de la cuvée 2005 du concours d’aide à la création d’entreprises innovantes sont titulaires d’un Doctorat - source : ministère de la Recherche. Ces entreprises sont souvent créées sur des concepts développés par ces docteurs ou ces doctorants durant leurs recherches dans le secteur public, nécessitant le dépôt de brevets, ce qui dans dans ce secteur est loin d'être un réflexe !
  • Trouver les partenaires/associés pour monter sa société.
  • Trouver les financements ... pour du court terme, du moyen terme mais également pour du long terme.
  • Identifier les personnes compétentes pour la prise en charge de la partie recherche et développement (finalement la partie la plus facile du processus de création de son entreprise en biotechnologies !)
  • Passer toutes les différentes étapes des phases d'essais pré-cliniques et cliniques (essais de phase I à III) jusqu'à l'autorisation de mise sur la marché (AMM).
  • Continuer les tests (phase IV) durant la commercialisation du produit.
  • Innover et breveter de nouvelles molécules: toutes les étapes précédentes pouvant prendre plus de 10 années, il ne reste que quelques années pour rentabiliser sa molécule avant que les "génériqueurs" (parfois des sociétés rattachées aux puissantes entreprises pharmaceutiques, donc ayant de gros moyens technologiques et financiers) ne fabriquent et commercialisent votre molécule.

On comprend bien avec un tel processus, dont les risques d'abandon de développement sont importants à tous les niveaux, parfois même très tardivement lors d'un refus d'AMM, qu'il est nécessaire pour ces jeunes entreprises de nouer des partenariats entre elles ou parfois même avec de plus grosses entreprises.
Se pose alors la question d'une part de la transmission d'une partie de ses connaissances à ses partenaires et d'autre part de la protection de ce savoir ! Dans ces circonstances, la mise en place de démarches d'intelligence économique (IE) et de knowledge management (KM) sont indispensables.

IE car dans ces domaines scientifiques, la veille (veille brevet, législative, technologique et concurentielle) et la protection de ses connaissances notamment sont plus que des facteurs clés de succès, des facteurs indispensables à la survie. L'IE permet également la mise en place d'une stratégie réellement adaptée à sa société et à son environnement. KM, car pour protéger ses connaissances il faut savoir ce que l'on connait et ce que l'on sait faire (!!!), et parce que l'innovation provient généralement du croisement des connaissances déjà acquises dans son entreprise couplées (ou non) avec des informations et connaissances extérieures (nda: j'ai séparé ici les termes IE et KM, comme c'est le cas d'ailleurs d'une manière générale sur ce blog en ayant créé une catégorie pour chacun des termes, mais je considère bel et bien le KM comme la composante d'une démarche d'IE).

A ce propos est présent sur le blog de almendralejo un article récent sur ces problématiques dont je ne peux que vous conseiller la lecture.

L'association de ces thématiques, IE, KM et biologie m'intéressant au plus haut point, il est fort à parier que je reviendrai sur le sujet prochainement.

Sources et liens utiles:

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vendredi 14 juillet 2006

Petit déjeuner présentation du pôle ORPHEME


source image: site pôle ORPHEME

Vendredi dernier (7 juillet) avait lieu à Sophia Antipolis une présentation du pôle ORPHEME en présence de M. Pierre Laffite, Président de la Fondation Sophia Antipolis et Sénateur des Alpes Maritimes, de M. Gérard-Marie Papierok, président du pôle ORPHEME, ainsi que de différents représentants d'entreprises de projets portés par le pôle.

Vous trouverez dans la suite un résumé de cet événement.

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mardi 27 juin 2006

Conclusions de l'étude consacrée à la mise sur le marché des médicaments


source image: Leem

C'est le 14 juin dernier que la mission d'information de la commission des affaires sociales rendait ses conclusions concernant la mise sur le marché du médicament.
Cette mission mise en place il y a tout juste un an et intitulée "Médicament : restaurer la confiance" avait comme son nom l'indique pour objectif de rassurer le grand public vis à vis des médicaments suite à l'affaire "Vioxx", médicament anti-inflammatoire phare de l'entreprise pharmaceutique Merck, retiré du marché fin 2004 pour effets secondaires graves (accidents cardio-vasculaires).

Sur les 25 recommandations formulées, deux grandes conclusions peuvent être retenues (source: communiqué de presse du Sénat):

  • La nécessité d'améliorer la lisibilité et la transparence du système: en effet, les modalités de financement des structures en charge de la politique du médicament doivent être revues et renforcées afin d'assurer leur indépendance financière, notamment à l'égard des laboratoires pharmaceutiques qui financent aujourd'hui 80 % du budget de l'Afssaps (l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé). Un effort particulier doit également être entrepris pour assurer la transparence des travaux des agences sanitaires.
  • L'insuffisante indépendance des acteurs à l'égard de l'industrie pharmaceutique: pour exercer leurs compétences, les agences sanitaires françaises font le choix de recourir à des experts qui ont également des liens avec l'industrie pharmaceutique. Il est donc indispensable qu'ils soient indépendants et désignés selon une procédure incontestable et que les conditions soient réunies pour assurer la pérennité d'une expertise de haut niveau. Sur ce sujet crucial, la mission considère que trois actions doivent être entreprises sans tarder: 1/ la valorisation du travail des experts intervenant pour le compte des agences; 2/ le développement de la recherche publique en matière de sécurité sanitaire; 3/ la définition d'un statut de l'expert. Des mesures pragmatiques doivent être engagées afin d'adapter la formation initiale et la formation continue des médecins à cette exigence d'indépendance, par exemple en renforçant l'enseignement de la thérapeutique dans les facultés de médecine.

Pour plus d'informations:

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