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mardi 26 février 2008

Une France moins innovante pour 2013 ?

Une France moins innovante que la moyenne des pays européens à partir de 2013, c'est ce qu'indique le dernier rapport annuel de la Commission européenne sur l'innovation publié le 14 février dernier si la politique actuellement engagée par la France en termes d'innovation ne change pas d'ici là.
Ce rapport classe suivant leurs performances dans ce domaine une quarantaine de pays dont les 27 pays de l’Union Européenne (UE). Dans cette étude de 2007, la France est classée 15ème, juste au-dessus de la moyenne des autres pays européen, et se verra rattrapée et dépassée par différents nouveaux pays membres de l'UE en moins de dix ans comme l'Estonie, la République tchèque, la Lituanie et Chypre.

Les principaux indicateurs pour le calcul de cette position sont:

  • les budgets R&D public et privé
  • le pourcentage de la population avec une formation scientifique
  • les investissements en technologies de l'information
  • les montants investis en capital-risque
  • les exportations de produits de haute technologie
  • le nombre de brevets et de marques déposés
  • etc.

La France est bien placée pour son nombre de diplômés scientifiques, ses dépenses en R&D publiques et le niveau d'interaction entre les PME et mal placée en ce qui concerne "la formation permanente, le soutien public à l'innovation, le capital-risque d'essaimage et le nombre de marques communautaires déposées".

La journaliste Annie Kahn, dans un article paru le 17 février dans le journal Le Monde, en déduit que "...la France dispose d'un bon niveau de moyens scientifiques pour susciter l'innovation,(mais) elle peine, en revanche, à transformer ces atouts pour mettre sur le marché des produits et services innovants".

La conclusion de ce rapport et cette remarque me font penser à ce que j'avais déjà exprimé sur ce blog en ce qui concerne la fuite des cerveaux français: notre niveau de formation est excellent, reconnu comme tel par les pays étrangers, mais nous sommes incapable d'utiliser correctement les capacités de nos diplômés ou tout simplement de les garder en France en leur proposant par exemple un salaire décent. De plus, nous incitons paradoxalement ces diplômés à choisir des formations de plus en plus longues: avant on pouvait s'arrêter en maîtrise et chercher une formation complémentaire professionnalisante pour intégrer l'entreprise, les étudiants qui souhaitaient faire un DEA par exemple étaient prévenus que ça les engageait vers un Doctorat et qu'un DEA seul ne servait à rien. Maintenant, on incite les étudiants à faire des Bac+5 car qui a envie de s'arrêter à Bac+4 avec un demi-master ?

Liens et sources

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mardi 3 octobre 2006

Fuite des cerveaux bis

Il y a quelques jours, je parlais d'un article du monde de Sandrine Mazetier (adjointe au maire de Paris chargée de la vie étudiante) concernant notamment le manque d'étudiants étrangers pour redynamiser la recherche française.
Voici le lien pour l'accès gratuit à l'intégralité de l'article en toute légalité.
Sa lecture confirme bien ce que je pensais.

Merci à Pascal Venier pour m'avoir communiqué ce lien.

Liens:

Mise à jour: vous pouvez consulter le "blog" de Sandrine Mazetier ici, l'article du monde se trouve . Blog entre guillemets car après avoir cherché un bon moment, je n'ai toujours pas trouvé où poster de commentaires ! Disons plutôt alors tout simplement "site Internet" (ce qui n'est pas péjoratif).

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mardi 26 septembre 2006

Fuite des cerveaux français

Je n'aime pas faire de copier/coller d'articles (surtout que c'est à la limite de la légalité), mais là je ne pouvais pas passer à côté de ça ! Il s'agit d'un article du monde du 21 septembre dernier.

Extrait:"La France accueille mal les étudiants étrangers, c'est la conséquence de la politique de M. Sarkozy. Les Etats se livrent aujourd'hui une concurrence féroce pour attirer les entreprises les plus innovantes mais aussi les meilleurs chercheurs et les étudiants, car ce sont eux qui donnent à certains pays une avance technologique sur d'autres. Malheureusement, plusieurs rapports du Conseil économique et social (CES) sont venus souligner ces dernières années que la France se situait désormais à la limite technologique entre les pays innovateurs et les pays imitateurs. En 2004, le mouvement de protestation « Sauvons la Recherche », réclamant des « pépettes pour des pipettes », ne disait pas autre chose." source: Sandrine Mazetier pour Le Monde le 21/09/06.

Malheureusement, je suis passé à côté de l'intégralité de l'article (accessible à l'achat), mais le message dans ce résumé est clair: nous devrions attirer plus d'étudiants étrangers (les meilleurs) dans nos laboratoires pour acquérir de nouvelles connaissances, donc pour innover, et pour ça il faut de l'argent.
Alors je ne sais pas sur quoi s'est basé la journaliste (les rapports du CES ?), mais pour avoir passé 5 ans dans un laboratoire de recherche, je peux affirmer que ce ne sont pas les étudiants étrangers qui manquent dans les laboratoires publics, que les bourses qu'ils obtiennent ne font pas parties des plus difficiles à avoir, que ces derniers ne sont pas plus compétents que les doctorants français, et que ça ne les empêche pas de repartir dans leurs pays à la fin de leur post-doctorat par exemple avec les méthodes et technologies qu'ils appliquent pour rendre leurs laboratoires et entreprises plus performants et compétitifs ... sans pour autant que nous ayons l'intelligence de notre côté de conserver leurs savoir-faire ! Quant au mouvement "Sauvons la recherche", il s'agissait effectivement de réclamer plus de moyens certes, mais également plus de postes pour tous les docteurs qui "restent sur le carreau" après la soutenance de leur thèse et qui, et là je suis d'accord avec l'article, n'ont comme choix soit le chômage soit de partir à l'étranger ... où leurs compétences sont appréciées à leur juste valeur.

Source et liens:


Update 22.10.06: voir la suite ici

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jeudi 15 juin 2006

La spécialité de formation joue un rôle secondaire pour accéder à la plupart des métiers

Un titre de billet correspondant au titre d'une nouvelle étude de Olivier Chardon publiée sur "Economie et Statistique" qui confirme une impression que nous avions tous depuis un moment: la filière choisie pour ses études ne joue pas un rôle primordial pour accéder à certains métiers.

C'est une reflexion que je me suis toujours fait: à chaque fois que je demande à quelqu'un comment il est arrivé à exercer son métier, c'est rarement via LE parcours académique adapté. A contrario on peut donc se demander si la formation que l'on est en train de réaliser forme bien au métier que l'on a choisi ? Souvent, les compétences (je parle bien des compétences, pas des connaissances) développées dans un cursus seront très adaptées à un autre métier. Ainsi, à une époque, en pleine pénurie d'informaticiens, des biologistes étaient recrutés pour des métiers liés à l'informatique. Ces derniers possédaient en effet une capacité de raisonnement très adaptée aux problématiques informatiques.

Bien entendu, je ne parle pas ici des études de médecine, pharmacie, etc. (comme celà est d'ailleurs indiqué dans l'étude d'Olivier Chardon). Quoique, je suis bien actuellement consultant en intelligence économique (IE) et knowledge management (KM) avec un doctorat en biologie de la peau ! Et je ne ressemble pourtant pas à Frank Abagnale Jr., héros caméléon du film de Steven Spielberg "Catch Me if You Can" !

Il s'agit là en fait d'un autre point qui mériterait sûrement un billet spécifique et détaillé sur l'incroyable richesse d'un doctorat en sciences de part les compétences applicables dans des domaines très éloignés qu'il permet de développer et qui peuvent être transferées à d'autres activités que la recherche.
Dans le cas présent, par exemple, quelle meilleure formation qu'un doctorat en sciences peut amener à l'IE et au KM ? Veille technologique, scientifique et concurrentielle, évaluation et gestion des risques, protection de ses résultats de recherche, diffusion ciblée, recherche de partenariats et de complémentarités, formalisation de ses manipulations, transfert de connaissances à ses collaborateurs et dans les archives du laboratoire ainsi que de ses compétences (la spirale de Nonaka et Takeuchi est constamment et naturellement appliquée lors d'un doctorat scientfique), etc. Toutes ces activités sont autant d'actions réalisées au quotidien par un doctorant et dont la maîtrise constitue les principes de base de l'IE.
Même si une formation complémentaire en IE et KM a permis de donner du crédit à ces compétences acquises en doctorat, il n'en reste pas moins que ce sont ces compétences qui me permettent avant tout d'être aujourd'hui efficace dans mon métier de consultant en IE et KM. On est pourtant bien loin de la biologie ...
Un exemple qui aurait pu figurer dans l'article d'Olivier Chardon !

Liens:

  • Télécharger l'article "La spécialité de formation joue un rôle secondaire pour accéder à la plupart des métiers" d'Olivier Chardon (pdf - 0.38 Mo)
  • Accès à la fiche sur le site de l'INSEE
  • Accès au numéro 388-389 de juin 2006 de "Economie et Statistique" : "Bilan Formation Emploi: Formation et qualité des emplois occupés"

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jeudi 4 mai 2006

Labellisation du pôle de compétitivité ORPHEME

Un billet en retard pour signaler la labellisation du pôle ORPHEME en mars dernier ... ceci dit, le blog étant mis en ligne le 4 mai il aurait été difficile de faire plus vite !

Mais qu'est-ce que le pôle ORPHEME ? Toutes les réponses que vous attendez tous, dans la suite.

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