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mercredi 23 août 2006

Intelligence économique, knowledge management et entreprises pharmaceutiques

Le secteur des biotechnologies est réellement impitoyable, encore plus pour les jeunes entreprises se lançant dans ce domaine. Il faut pour cela (liste non exhaustive) :

  • Déposer un brevet sur les résultats de ses recherches: 50% des lauréats de la cuvée 2005 du concours d’aide à la création d’entreprises innovantes sont titulaires d’un Doctorat - source : ministère de la Recherche. Ces entreprises sont souvent créées sur des concepts développés par ces docteurs ou ces doctorants durant leurs recherches dans le secteur public, nécessitant le dépôt de brevets, ce qui dans dans ce secteur est loin d'être un réflexe !
  • Trouver les partenaires/associés pour monter sa société.
  • Trouver les financements ... pour du court terme, du moyen terme mais également pour du long terme.
  • Identifier les personnes compétentes pour la prise en charge de la partie recherche et développement (finalement la partie la plus facile du processus de création de son entreprise en biotechnologies !)
  • Passer toutes les différentes étapes des phases d'essais pré-cliniques et cliniques (essais de phase I à III) jusqu'à l'autorisation de mise sur la marché (AMM).
  • Continuer les tests (phase IV) durant la commercialisation du produit.
  • Innover et breveter de nouvelles molécules: toutes les étapes précédentes pouvant prendre plus de 10 années, il ne reste que quelques années pour rentabiliser sa molécule avant que les "génériqueurs" (parfois des sociétés rattachées aux puissantes entreprises pharmaceutiques, donc ayant de gros moyens technologiques et financiers) ne fabriquent et commercialisent votre molécule.

On comprend bien avec un tel processus, dont les risques d'abandon de développement sont importants à tous les niveaux, parfois même très tardivement lors d'un refus d'AMM, qu'il est nécessaire pour ces jeunes entreprises de nouer des partenariats entre elles ou parfois même avec de plus grosses entreprises.
Se pose alors la question d'une part de la transmission d'une partie de ses connaissances à ses partenaires et d'autre part de la protection de ce savoir ! Dans ces circonstances, la mise en place de démarches d'intelligence économique (IE) et de knowledge management (KM) sont indispensables.

IE car dans ces domaines scientifiques, la veille (veille brevet, législative, technologique et concurentielle) et la protection de ses connaissances notamment sont plus que des facteurs clés de succès, des facteurs indispensables à la survie. L'IE permet également la mise en place d'une stratégie réellement adaptée à sa société et à son environnement. KM, car pour protéger ses connaissances il faut savoir ce que l'on connait et ce que l'on sait faire (!!!), et parce que l'innovation provient généralement du croisement des connaissances déjà acquises dans son entreprise couplées (ou non) avec des informations et connaissances extérieures (nda: j'ai séparé ici les termes IE et KM, comme c'est le cas d'ailleurs d'une manière générale sur ce blog en ayant créé une catégorie pour chacun des termes, mais je considère bel et bien le KM comme la composante d'une démarche d'IE).

A ce propos est présent sur le blog de almendralejo un article récent sur ces problématiques dont je ne peux que vous conseiller la lecture.

L'association de ces thématiques, IE, KM et biologie m'intéressant au plus haut point, il est fort à parier que je reviendrai sur le sujet prochainement.

Sources et liens utiles:

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mercredi 16 août 2006

Lotus Notes en open source

IBM a décidé de livrer une version open source de sa plate-forme collaborative Lotus Notes pour les utilisateurs de Linux. Cette version de Lotus Notes intégrera le support de documents au format OpenDocument de la suite bureautique libre OpenOffice.
Attention cependant, si les utilisateurs de Lotus Notes sous MacOS ou Windows n'auront pas à payer de nouvelles licences pour migrer vers une installation sur des postes Linux, cela ne sera pas le cas pour l'acquisition de nouvelles licences, celles-ci étant accessibles aux tarifs habituels.

Sources et liens:

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dimanche 6 août 2006

Livre blanc de l'EC 2006

L'EC 2006, ou Efficacité Collective 2006, est un projet réalisé par ICCE (Intelligence Collective, Coopération et Efficacité) avec DVA (DonnezVotreAvis.com) et lancé par Microsoft en partenariat avec La Tribune, Radio Classique, l'AFNeT (Association Française du Net), la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération), l'ENSAM (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers), GEM (Grenoble Ecole de Management) l'ACFCI (Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie), le CIGREF (Club Informatique des GRandes Entreprises Françaises) et DEMOS.
Ce projet proposait via un questionnaire (pdf) de mesurer son "style de travail", de se situer par rapport à son entourage et d'apprécier les enjeux du travail collaboratif. A la suite de cette enquête étaient proposées aux participants (environ 2500) une synthèse graphique des réponses, une analyse individuelle personnalisée comparable avec celles des autres participants et une synthèse réalisée par des experts indépendants.

Ce travail devait permettre la réalisation d’un livre blanc sur l’efficacité collective pour septembre 2006. C’est en fait une étude plus poussée de 130 pages qui sera proposée en téléchargement sous licence creative commons (ndr : une des licences appréciée dans le monde de l’open source … un comble pour un projet initié par Microsoft !).

A surveiller donc, le blog dédié à l’EC 2006 pour le téléchargement de l’étude et sûrement des informations pour sur la nouvelle édition de l’EC … en 2007.

Dans la suite, vous trouverez le plan annoncé pour cette étude ainsi que des liens.

Lire la suite

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mercredi 2 août 2006

Le travail collaboratif améliore les performances ?

Le processus de formalisation de ses connaissances implique une réflexion sur ce que l'on sait mais également sur ce que l'on ne sait pas, orientant ainsi pour un apprentissage ciblé dans les domaines les moins maîtrisés. Son partage et sa combinaison avec les connaissances des autres ne peuvent être que bénéfiques pour innover en révélant des opportunités de développement jusque là ignorées. La rédaction de fiches de type « best practices » est une solution efficace pour appliquer une méthodologie ayant fait ses preuves et garantissant un succès.
Pourtant, le calcul d'un retour sur investissements d'une démarche de knowledge management est très difficile à réaliser, notamment par le fait que ne peut-être mis en place de contrôle négatif : comment savoir ainsi si une amélioration des performances de son entreprise aurait pu avoir lieu sans management des connaissances ?
Il y a cependant différents aspects sur lesquels les avantages d’une démarche de knowledge management ne peuvent être discutés :

  • le gain de temps
  • la qualité du travail réalisé
  • l’organisation du travail.

Trois facteurs qui permettent d’augmenter la productivité globale de l’entreprise.

C’est notamment ce que révèle souligne une étude du cabinet Frost & Sullivan lors d’une enquête sur les bénéfices d’un travail collaboratif réalisée auprès d’environ 950 cadres sélectionnés au sein de 2 000 PME et sociétés internationales aux Etats-Unis, en Europe occidentale et en Asie-Pacifique. Celle-ci indique que le travail collaboratif :

  • intervient pour 36% dans l'amélioration des performances globales des entreprises, avant les facteurs stratégiques et marketing !
  • contribue pour 36% aux gains de productivité
  • permet l’innovation (30%)
  • permet d’optimiser les organisations.

Les technologies de l’information et de la communication étant, quelle que soit la région du globe considérée, un atout majeur des gains de productivité. L’étude révèle cependant une différence entre les régions en ce qui concerne la vision du travail collaboratif : les Américains préfèrent travailler seuls (51%) et envoyer des e-mails plutôt que de téléphoner, les Européens apprécient le travail en équipe (77%) et préfèrent les contacts directs plutôt que les messages sur répondeurs alors que les résidents d'Asie-Pacifique préfèrent eux rester en contact direct pendant leur journée de travail.

De quoi faire faire réfléchir le Chief Knowledge Officer qui aura à gérer une structure internationale implantée à la fois dans ces 3 régions du globe !

sources et liens:

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