Il y a quelques jours, à l'occasion de la publication d'un article de Thomas Ollivier sur ce blog sur la mesure de la visibilité et de la popularité des candidats à la présidentielle sur Internet, j'ai annoncé que je publierai jusqu'au 22 avril, date des élections, ces mesures obtenues à l'aide de Swammer.
Thomas explique très bien dans son article que ces mesures ne sont en aucun cas des sondages sur des intentions de vote. Ainsi, la loi qui interdit 48 heures avant les élections de publier les résultats de sondages ne peut pas s'appliquer dans le cas des mesures effectuées avec Swammer. Sinon, il faudrait interdire tous blogs, forums, espaces d'expression en général, sites des candidats, etc. durant la même période, qui eux peuvent également influencer un vote ... autant que de discuter la veille des élections avec un ami si on est toujours indécis !
Cependant, la loi indiquant bien que la publication des sondages est interdite durant cette période car elle pourrait influencer les votes dans les jours qui précèdent immédiatement un scrutin, j'ai décidé de ne pas courir le risque de publier les résultats obtenus avec Swammer durant cette période. Tout simplement car on a beau reconnaitre depuis un peu plus d'un an maintenant le concept de web 2.0 de part l'appropriation du contenu du web par les internautes, et donc que ce contenu peut refléter l'avis d'une part importante d'une population qui est par ailleurs de plus en plus hétérogène et donc de plus en plus le reflet de l'opinion publique, le système de mesure des tendances de Swammer est un concept tellement nouveau que j'ai bien peur que la distinction ne se fasse pas très bien de prime abord auprès des personnes chargées de faire respecter la loi de neutralité 48 heures avant les élections.
Chose "amusante", il est également interdit de mettre sur son site un lien Internet pointant vers un institut de sondage étranger qui communiquerait des intentions de vote pendant cette période de 48 heures. Imaginons un forum ou un blog dans lequel un utilisateur aurait deux semaines avant les élections communiqué un lien vers un de ces sites étranger. Durant les 48 heures de neutralité, si le commentaire est toujours présent, on a donc un lien qui pointe vers des intentions de vote. Le site en question est donc hors la loi et encourt une peine allant jusqu'à 75 000 euros (voir article des Echos dans les liens ci-dessous). Est-ce que j'ai bien compris ?
Je reprendrai les billets sur les mesures de visibilité et popularité dès la fin du premier tour des élections ...
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