OlivierPommeret.com

vendredi 30 mars 2007

Internet participatif et tendances

Thomas Ollivier rappelle dans un article publié sur Agoravox et intitulé "La révolution tranquille d'Internet" les nouvelles mutations d'Internet, nouvelles mutations ayant notamment donné lieu au terme très à la mode, et pour cause, de "web 2.0" dont on a déjà parlé quelques fois sur ce blog. Par "web 2.0" on entend notamment la généralisation des outils collaboratifs ou de communication sur Internet mais surtout l'implication de tous les Internautes par le biais de ces outils.

Ces Internautes, de plus en plus nombreux et dont les diverses origines et classes sociales sont désormais de mieux en mieux représentées (coût d'acquisition d'un ordinateur et d'un abonnement Internet de plus en plus réduit par exemple) ont ainsi trouvé différentes manières de s'exprimer: blogs, forums, commentaires d'articles, etc. Les opinions exprimées sont donc de plus en plus le reflet de la réalité, réalité d'opinions et réalité de diversités d'opinions, d'autant plus que cachés derrière un pseudonyme les langues ont plutôt tendance à se délier. La facilité d'expression et l'assurance d'être lu par un grand nombre de personnes incitent également à s'exprimer même sous son vrai nom pour afficher ses opinions dans l'assurance de "trouver une oreille" vibrant sur la même corde ou au contraire exprimant des idées contradictoires natures à débat.

Internet peut donc être, grâce à cette "révolution tranquille", une source pertinente d'identification des opinions et tendances, comme l'a été la presse écrite, pour peu que l'on trie et adopte une méthode d'analyse appropriée. C'est ce constat qu'ont réalisé les concepteurs de Swammer, un nouvel outil tirant profit de cette richesse du web, quantitative certes mais également qualitative, et permettant la réalisation de synthèses révélatrices des tendances. Ainsi, comme l'annonce Thomas Ollivier dans son article, l'outil Swammer a permis en se basant sur les futures élections présidentielles françaises de détecter au temps « t » les intentions de votes à l'image de ce qu'elles ont réellement été plusieurs jours après à « t+1 », comme indiquées à ce temps par les grands instituts de sondages. Cette méthodologie permet ainsi de prévoir avec un faible risque d'incertitude les tendances futures, ce qui appliqué à l'échelle d'une entreprise permettrait d'obtenir une avance non négligeable sur les données accessibles à la concurrence, et donc une avance sur les décisions stratégiques à mettre en place, toujours dans un souci de proactivité et de compétitivité accrue.
Une méthode à suivre de très près et dont on entendra sûrement ces prochains mois parler de plus en plus ...

Source et liens

Tags:   ::   ::   ::   ::   ::  

vendredi 16 mars 2007

Formation à l'intelligence économique


source image: senat.fr

Hier était publié au journal officiel la réponse du Ministère de l'intérieur et de l'aménagement du territoire à la question sur la formation par les services de renseignement des dirigeants d'entreprises à l'intelligence économique posée par écrit par M. Louis Souvet le 4 janvier dernier:

La souveraineté de l'Etat est liée à la protection du patrimoine technologique, scientifique et industriel français. A ce titre, c'est l'une des missions historiques de la direction de la surveillance du territoire. Les services de cette direction sont en contact permanent avec près de 4 000 entreprises (grands groupes, MPE, PMI), laboratoires, instituts et universités qui évoluent dans les secteurs stratégiques et sensibles tels que l'énergie, l'armement, les biotechnologies, l'aéronautique, l'espace ou les technologies de l'information et de la communication, pour leur apporter un soutien opérationnel et technique. Des liens personnalisés sont établis avec les établissements suivis, ce qui permet d'aborder de manière interactive les problématiques particulières auxquelles ils peuvent être confrontés. Des conférences de sensibilisation sont également organisées sur l'ensemble du territoire. Elles ont pour objet de faire prendre conscience à l'auditoire des nouveaux enjeux de la concurrence économique internationale. Pour l'année 2006, 827 conférences ont rassemblé 39 414 auditeurs ce qui représente, respectivement, une augmentation de 14,70 % et de 17,36 % par rapport à 2005. Une conférence dite « générale » présente l'action de la direction de la surveillance du territoire. Elle a vocation à sensibiliser les auditeurs aux différentes menaces (déstabilisation, concurrence déloyale, espionnage, par exemple) et à leur proposer des parades à adopter afin de se prémunir contre ces risques. Une conférence plus spécifique, dénommée « informatique », sensibilise l'auditoire aux vulnérabilités et aux risques présentés par les nouveaux systèmes d'information et de communication. Ces conférences, qui touchent un public toujours plus nombreux, rencontrent un accueil très favorable et suscitent de nombreuses réactions de la part de l'assistance.

Source et Liens

Tags:   ::   ::  

jeudi 15 mars 2007

Internet, bataille numérique de la guerre économique ?

Dans la section "Banques de données" du site de l'Institut d'Etudes et de Recherche pour la Sécurité des Entreprises (IERSE), vous trouverez un nouvel article de Thomas Ollivier intitulé "Internet, bataille numérique de la guerre économique ?" dont je vous recommande chaudement la lecture.


source image: IERSE

Dans cet article, Thomas rappelle notamment une anecdote assez amusante et révélatrice de ce qu'est Internet aujourd'hui, une immense source d'information (ou de désinformation) et de savoir accessible gratuitement ... pour peu que l'on se donne parfois la peine, les moyens et le temps d'identifier ces sources gratuites:

"... profiter d’Internet, ce peut être tout simplement obtenir gratuitement une information par ailleurs payante, sans pour autant entrer dans l’illégalité. Le rapport des Nations-Unies, alors même qu’il aborde le sujet, est ainsi disponible pour 35 $ sur le site "publication" des Nations-Unies (https://unp.un.org/) pendant qu’il est téléchargeable gratuitement sur son site officiel (http://www.unpan.org/)."

Il n'est bien entendu ici dans cette remarque pas question comme cela est indiqué de documents payants et soumis aux droits d'auteurs que l'on peut aussi trouver gratuitement en toute illégalité sur Internet.
Thomas ajoute à juste titre également concernant ces informations gratuites que ""Information gratuite" ne signifie pas non plus "information inexploitable"", en prenant notamment pour exemple la consultation des résultats de travaux scientifiques et le fait que ces informations peuvent être de plus en plus structurées au sein de portails spécialisés.
Autre point très intéressant, la partie abordée par Thomas au sujet de l'utilisation d'Internet comme outil de veille gratuit pour les TPE et PME.

Pour en savoir plus, je vous laisse consulter l'article ...

Liens

Tags:   ::   ::   ::  

mercredi 7 mars 2007

Impact de l'open source sur la compétitivité de l'union européenne

Fin 2006, la commission européenne publiait un rapport (pdf) dans lequel était fait le constat des compétences en matière de développement d'outils open source en Europe et surtout que ces/ses compétences étaient largement sous exploitées. C'est pourtant dans ce domaine que l'Europe pourrait reprendre un avantage technologique dans les TIC sur les États Unis (notamment).
Ce rapport appui ce qui avait été constaté dans celui de Maurice Lévy et Jean-Pierre Jouyet sur l'économie de l'immatériel remis à Thierry Breton, ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, et suggérant la création d'un pôle de compétitivité sur l'open source.

A noter que ces rapports insistent surtout sur le côté économique des outils open source, dans tous les sens du terme: économie à long terme (pas de cout de licence, pas d'achat du logiciel dans la plupart des cas, etc.), augmentation de la compétitivité du secteur des TIC, création d'emplois (SS2L, consultants, etc.), mais ne présentent pas tous les avantages de ces outils en termes de sécurité, d'adaptabilité et de pérennité ... pour ne pas dire en termes d'intelligence économique. Ce n'était certes par leur objectif, mais il me semble important de rappeler que l'avantage de ces outils ne se réduit pas à des problématiques de couts.
Le rapport de la commission européenne présente tout de même des résultats d'études non directement centrés sur les aspects économiques, comme par exemple celui comparant dans un hôpital l'utilisation de la suite bureautique de Microsoft avec OpenOffice. Une des conclusions étant que l'utilisation d'OpenOffice ne demande pas aux employés plus de temps, et n'engendre donc pas de perte de temps, pour réaliser leurs travaux quotidiens.

Sources et liens:

Tags:   ::   ::   ::  

Creative Commons License
Sauf indication, le contenu de ce site est placé sous licence Creative Commons.
OlivierPommeret.com © 2006 - © 2008
Propulsé par DotClear