OlivierPommeret.com

vendredi 25 août 2006

Un accord intelligent entre Apple et Creative

C'est contre 100 millions de dollars que la marque Creative cède finalement à Apple l'autorisation d'utiliser son procédé de navigation breveté en 2005. Ce procédé, développé par Creative dès 2000 avait été utilisé par Apple dès 2001 sur ses premiers Ipod. Les deux marques avaient tenté de faire breveter ce système de hiérarchisation des fichiers, mais seul Creative s'en était vu accorder l'autorisation.
Alors que Creative réclammait à Apple le retrait de la vente de tous ses Ipod, les deux marques s'en tirent finalement à bon compte par la signature d'un compromis que l'on peut qualifier d'intelligent. En effet, alors que Apple pourra continuer à utiliser le procédé de navigation qui a largement participé au succès de son baladeur numérique, Creative de son côté se voit également attribuer un label "fabriqué pour l'Ipod" afin de commercialiser des accessoires spécifiquement designés pour l'Ipod. Les millions d'utilisateurs de l'Ipod (environ 60 millions d'unités vendues de par le monde depuis sa création) pourront ainsi bénéficier des accessoires de Creative pour leurs baladeurs, un bon moyen pour doper les ventes de cette marque dont le baladeur numérique "Zen" avait du mal, comme tous les concurrents de l'Ipod d'ailleurs, à se faire une place sur ce marché largement dominé par Apple. C'est d'ailleurs ce qui s'est très vite fait ressentir sur le titre de Creative Technology.

Liens et sources:

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mercredi 23 août 2006

Intelligence économique, knowledge management et entreprises pharmaceutiques

Le secteur des biotechnologies est réellement impitoyable, encore plus pour les jeunes entreprises se lançant dans ce domaine. Il faut pour cela (liste non exhaustive) :

  • Déposer un brevet sur les résultats de ses recherches: 50% des lauréats de la cuvée 2005 du concours d’aide à la création d’entreprises innovantes sont titulaires d’un Doctorat - source : ministère de la Recherche. Ces entreprises sont souvent créées sur des concepts développés par ces docteurs ou ces doctorants durant leurs recherches dans le secteur public, nécessitant le dépôt de brevets, ce qui dans dans ce secteur est loin d'être un réflexe !
  • Trouver les partenaires/associés pour monter sa société.
  • Trouver les financements ... pour du court terme, du moyen terme mais également pour du long terme.
  • Identifier les personnes compétentes pour la prise en charge de la partie recherche et développement (finalement la partie la plus facile du processus de création de son entreprise en biotechnologies !)
  • Passer toutes les différentes étapes des phases d'essais pré-cliniques et cliniques (essais de phase I à III) jusqu'à l'autorisation de mise sur la marché (AMM).
  • Continuer les tests (phase IV) durant la commercialisation du produit.
  • Innover et breveter de nouvelles molécules: toutes les étapes précédentes pouvant prendre plus de 10 années, il ne reste que quelques années pour rentabiliser sa molécule avant que les "génériqueurs" (parfois des sociétés rattachées aux puissantes entreprises pharmaceutiques, donc ayant de gros moyens technologiques et financiers) ne fabriquent et commercialisent votre molécule.

On comprend bien avec un tel processus, dont les risques d'abandon de développement sont importants à tous les niveaux, parfois même très tardivement lors d'un refus d'AMM, qu'il est nécessaire pour ces jeunes entreprises de nouer des partenariats entre elles ou parfois même avec de plus grosses entreprises.
Se pose alors la question d'une part de la transmission d'une partie de ses connaissances à ses partenaires et d'autre part de la protection de ce savoir ! Dans ces circonstances, la mise en place de démarches d'intelligence économique (IE) et de knowledge management (KM) sont indispensables.

IE car dans ces domaines scientifiques, la veille (veille brevet, législative, technologique et concurentielle) et la protection de ses connaissances notamment sont plus que des facteurs clés de succès, des facteurs indispensables à la survie. L'IE permet également la mise en place d'une stratégie réellement adaptée à sa société et à son environnement. KM, car pour protéger ses connaissances il faut savoir ce que l'on connait et ce que l'on sait faire (!!!), et parce que l'innovation provient généralement du croisement des connaissances déjà acquises dans son entreprise couplées (ou non) avec des informations et connaissances extérieures (nda: j'ai séparé ici les termes IE et KM, comme c'est le cas d'ailleurs d'une manière générale sur ce blog en ayant créé une catégorie pour chacun des termes, mais je considère bel et bien le KM comme la composante d'une démarche d'IE).

A ce propos est présent sur le blog de almendralejo un article récent sur ces problématiques dont je ne peux que vous conseiller la lecture.

L'association de ces thématiques, IE, KM et biologie m'intéressant au plus haut point, il est fort à parier que je reviendrai sur le sujet prochainement.

Sources et liens utiles:

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jeudi 17 août 2006

Entretien avec Frédéric Puaux

Le 21 juin dernier, le "journal du management" publiait une session de "chat" réalisée entre M.Frédéric Puaux, en charge du suivi des secteurs stratégiques au sein de l'équipe de M.Alain Juillet, et les lecteurs du "journal du management".

Au cours de celle-ci, M.Puaux revient sur la mise en place du décret de décembre 2005 visant à protéger les entreprises françaises dans certains domaines stratégiques contre le rachat par des investisseurs étrangers.

M.Puaux rappelle également que 90 % de l'information stratégique nécessaire aux acteurs économiques est disponible à partir de sources ouvertes. Cet aspect met en avant non seulement la "facilité" à identifier par tous, grandes comme petites entreprises, des informations dans le cadre d'une démarche d'intelligence économique, mais également que cette identification peut se faire avec des moyens tout à fait légaux, notamment via Internet, ce qui représente un moindre coût accessible même aux très petites entreprises ... financièrement parlant en tout cas !

Source et liens:

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mercredi 16 août 2006

Lotus Notes en open source

IBM a décidé de livrer une version open source de sa plate-forme collaborative Lotus Notes pour les utilisateurs de Linux. Cette version de Lotus Notes intégrera le support de documents au format OpenDocument de la suite bureautique libre OpenOffice.
Attention cependant, si les utilisateurs de Lotus Notes sous MacOS ou Windows n'auront pas à payer de nouvelles licences pour migrer vers une installation sur des postes Linux, cela ne sera pas le cas pour l'acquisition de nouvelles licences, celles-ci étant accessibles aux tarifs habituels.

Sources et liens:

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mardi 15 août 2006

Un moteur de recherche personnalisé

Lundi dernier, je parlais des moteurs de recherche.
A ce propos, il est intéressant de signaler l'existance de Yahoo! Search Builder. Cet utilitaire de yahoo permet (si vous possédez un compte yahoo, sinon l'inscription est simple et rapide) de créer "votre propre" moteur de recherche, aux couleurs de votre site web. Une fois le moteur configuré, une page de code html vous sera communiquée afin d'insérer le moteur sur votre site web (voir l'exemple ci-dessous).
L'avantage est que l'on peut configurer le moteur pour fonctionner (ou non) sur l'ensemble de la base de données yahoo pour une recherche sur tout le web, mais également uniquement sur votre site Internet, d'autres sites que vous aurez choisi ou dans les actualités de Yahoo (dans les thèmes de votre choix: politique, technologie, etc.). Vous pouvez même limiter les résultats de la recherche à une langue en particulier.

L'utilisateur n'a qu'à cliquer sur le nom de votre site pour faire des recherches au sein des pages de votre site indexées par yahoo. Ce type de recherche existe déjà en utilisant la formule "site:www.monsite.com ma recherche" sur la plupart des moteurs (google, yahoo, etc.), cependant l'utilisateur aura simplement ici à rentrer les termes de sa recherche sans aucun autre réglage à effectuer ou "code" à utiliser pour trouver les pages correspondantes sur votre site.
Les résultats sont présentés avec une bannière personnalisée.

Vous pouvez voir ce que cela donne et essayer le moteur ci-dessous. La recherche a été configurée pour fonctionner uniquement sur ce blog.

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lundi 14 août 2006

Moteurs de recherche et sécurité

Personne ne peut plus se passer des moteurs de recherche pour révéler l'existence d'un site sur Internet ... d'ailleurs comment faire autrement ? Passer par des annuaires ... pratique pour identifier de nouveaux sites mais pas vraiment pour trouver exactement ce que l'on cherche. Passer par des sites spécialisés dans le domaine d'intérêt ... oui mais encore faut-il avoir soi-même identifié ces sites !
Il faut cependant savoir que les requêtes utilisées sur un moteur de recherche sont stockées « par les moteurs » pour différentes utilisations, notamment pour améliorer le fonctionnement de ces moteurs. La publication de données concernant votre navigation personnelle serait un grave délit certes, mais imaginez ce que pourrait faire une entreprise concurrente des données de navigation des employés de votre entreprise ?!
Même brevetées, certaines innovations peuvent être copiées par vos concurrents, des personnes spécialisées dans le domaine travaillent d’ailleurs pour identifier et exploiter les failles dans les brevets afin d’exploiter ces innovations à leur profit. Ainsi, même si une protection en aval est indispensable, un véritable avantage concurrentiel n'est obtenu que si l'on est le premier à mettre en place et à utiliser cette innovation.
Savoir donc ce que prépare son concurrent avant même qu’il l’ait préparé, notamment par l’étude des sites et mots clés consultés via un moteur de recherche permettrait un gain important de parts de marché en préparant le même produit quasiment en même temps, et non plus après sa sortie par son concurrent.

Heureusement ces données restent confidentielles et leur divulgation serait une faute grave… sauf que récemment, le fournisseur d’accès Internet AOL révélait publiquement les données concernant la navigation de quelques 650 000 Internautes sur trois mois. A l’origine, ces données étaient destinées à un usage scientifique, jusqu’à ce que des Internautes se rendent compte de la présence de telles données et en parlent sur leurs blogs, allant même jusqu’à créer un moteur de recherche sur ces données ! Les données n’étaient pas nominatives, cependant, les traces de navigation comme la saisie d’un numéro de sécurité sociale permettaient malgré la présence d’adresse IP dynamiques d’identifier des personnes et leur navigation sur Internet par recoupements.
Il s’agissait là de données consultées par des clients d’AOL (toutes connexions confondues, via un moteur de recherche ou non), mais ce type de données est similaire aux traces que l’on peut laisser en utilisant un moteur de recherche, et il ne serait pas aberrant de croire, à partir du moment qu’elles existent, qu’un jour certaines de ces données puissent être accessibles d’une manière ou d’une autre, comme c’est le cas sur demande de la justice pour certains moteurs.
Il n’y a malheureusement pas grand-chose à faire pour éviter cela, cependant quelques précautions faciles à mettre en place peuvent être réalisées pour éviter d’être identifié sur Internet. Tout d’abord l’utilisation d’une adresse IP dynamique (ne résout pas tout mais peut compliquer fortement les choses), effacer ses cookies fréquemment, ne pas utiliser (pour les grandes entreprises) l’accès Internet de votre société mais préférer une ligne téléphonique dédiée pour la recherche d’information (cela compliquera également l’identification de votre passage sur des sites concurrents notamment dans le cadre d’une veille automatisée), et utiliser un pare-feu correctement configuré. Certains préfèreront également passer par des sites qui vous proposent une navigation anonyme en passant par leur intermédiaire … cependant le problème est le même, comment faire confiance à de tels sites ?

Sources et liens : Estelle Dumout pour ZDNet le 8 et 9 août 2006. Voir également la news de janvier 2006 sur la "résistance" de Google à divulguer des informations au gouvernement américain.

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jeudi 10 août 2006

Protéger ses entreprises ... à la chinoise !

Ci-dessous un lien vers un article très intéressant de 01net.com en termes d'intelligence économique concernant le contrôle de certaines licences par le Ministère de l'Industrie de l'Information chinois (MII).
Le MII veut ainsi, en contrôlant de manière systématique les licences accordées aux opérateurs de services Internet étrangers implantés sur le marché intérieur, comme yahoo et google par exemple, "éviter que les entreprises étrangères ne monopolisent le marché du haut-débit mobile grâce à leur expérience sur les marchés 3G existants". Certaines entreprises étrangères auraient essayé d'esquiver les obstacles administratifs liés à l'obtention de licences en utilisant celles de partenaires et d'entreprises chinoises déjà implantées. Ce contrôle devrait permettre d'éviter ce type de contournement.
Quant on sait que la Chine représente la deuxième plus grande communauté d'utilisateurs d'Internet derrière les Etats-Unis (source: Analysys International), on comprend que certaines entreprises aient essayé de contourner les mesures protectionnistes de la Chine pour s'implanter le plus tôt possible sur ce marché !

Source et lien: Nicolas Sridi pour 01net.com

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dimanche 6 août 2006

Livre blanc de l'EC 2006

L'EC 2006, ou Efficacité Collective 2006, est un projet réalisé par ICCE (Intelligence Collective, Coopération et Efficacité) avec DVA (DonnezVotreAvis.com) et lancé par Microsoft en partenariat avec La Tribune, Radio Classique, l'AFNeT (Association Française du Net), la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération), l'ENSAM (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers), GEM (Grenoble Ecole de Management) l'ACFCI (Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie), le CIGREF (Club Informatique des GRandes Entreprises Françaises) et DEMOS.
Ce projet proposait via un questionnaire (pdf) de mesurer son "style de travail", de se situer par rapport à son entourage et d'apprécier les enjeux du travail collaboratif. A la suite de cette enquête étaient proposées aux participants (environ 2500) une synthèse graphique des réponses, une analyse individuelle personnalisée comparable avec celles des autres participants et une synthèse réalisée par des experts indépendants.

Ce travail devait permettre la réalisation d’un livre blanc sur l’efficacité collective pour septembre 2006. C’est en fait une étude plus poussée de 130 pages qui sera proposée en téléchargement sous licence creative commons (ndr : une des licences appréciée dans le monde de l’open source … un comble pour un projet initié par Microsoft !).

A surveiller donc, le blog dédié à l’EC 2006 pour le téléchargement de l’étude et sûrement des informations pour sur la nouvelle édition de l’EC … en 2007.

Dans la suite, vous trouverez le plan annoncé pour cette étude ainsi que des liens.

Lire la suite

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